particulièrement les anglaises qu'adorait Simonon, pris à plusieurs reprises en photo sur sa vielle Triumph.

Le début des années 80 voit apparaître des tensions au sein du groupe qui mèneront à sa

annuler les premières dates. En 1983, des différents musicaux entre les membres ne font qu'accroître l'éclatement du groupe. Une nouvelle formation avec d'autres musiciens autour de Strummer se forme en 1984,

groupe qui donne un premier concert le 4 juillet de la même année à Londres en première partie des Sex Pistols. Ils n'assureront que trois shows lors de la tournée, mais gagnent leur popularité et décrochent un contrat avec CBS en 1977. The Clash se distingue par sa capacité à intégrer à sa musique des sonorités puisées à la source musicale de ses membres. Parmi celles-ci le punk, le rock, le ska, le rockabilly ou le reggae.

Pendant l'année 1977, Strummer et Jones sont interpellés par la police pour une série de délits mineurs allant du petit vandalisme au vol (une taie d'oreiller et une clef d'hôtel !). Simonon et Headon sont, eux, arrêtés pour avoir tiré sur des pigeons avec une carabine du toit de leur studio d'enregistrement. Cette dernière histoire leur inspirera d'ailleurs la chanson Guns on the roof. En 1978, au Royaume uni, la production de leur deuxième album est accueilli avec  déception  par   les  rock-

criticks qui reprochent aux Clash une production trop léchée par rapport à l'excitation brute de l'album de leurs débuts. La réaction du groupe ne se fait pas attendre. Un an après, Strummer et ses acolytes sortent le fameux London Calling, un double LP vendu au prix d'un simple sur leur insistance. Cet album restera comme le sommet de leur carrière.

La superbe pochette fait référence au premier 45 T de Presley de 1956 à travers le caractère du titre, tandis que la photo montre Simonon lors du show au Palladium de New York en 1979.

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Vous noterez que toutes les tendances musicales rendent hommage à ce bon vieux rock'n'roll. Les Clash ne feront pas exception avec deux reprises de classiques, Brand new Cadillac de Vince Taylor et I found the Law de Bobby Fuller. Outre la musique, Joe et sa bande cultivent l'amour de la mécanique,    auto    et      moto,

débacle, spécialement depuis que le batteur, Topper Headon, devenu instable pour cause d'addiction à l'héroïne, est sur la sellette.

Cependant, alors qu'ils sont en tournée, les Clash réussissent à enregistrer un nouvel album, Combat Rock, qui devient sa meilleure vente mondiale. Sur ce LP figurent le génial Rock the Casbah mais surtout, ce qui restera comme leur hit, le sublime Should I stay or should I go. Mais l'unité du groupe commence sérieusement à s'effriter. Leur tournée Combat Rock Tour est paradoxalement un succès, mais il sera demandé à Topper Headon, incapable de faire face à sa toxicomanie, de partir. C'est la version officielle, mais on parlera ensuite d'une forte divergence politique... C'est à cette période que Strummer, en recherche d'identité, arborera une crête iroquoise, symbole alors quelque peu démodé des punks. La perte du super batteur qu'est Headon crée des frictions au sein du groupe et à la veille d'une nouvelle tournée, Joe disparaît, obligeant  les  Clash  à

et une tournée autoproduite baptisée Out of Control Tour est lancée.

Ce groupe seconde génération est un échec, et Joe Strummer préfèrera même l'appeler par la suite The Clash Mark Two. Entre 1985 et 1986, les sessions d'enregistrement d'un nouvel album (Cut the Crap) remobilisent un peu le groupe, mais elles sont chaostiques. Ça sent le clash pour les Clash... Strummer travaille à Munich et la plupart des morceaux sont joués par des musicos de studio. Il lutte pour garder le contrôle du groupe qui part de nouveau sur la route à travers le Royaume-Uni. Joe ne sait plus où il en est ni ce qu'il veut faire. Après un concert à Athènes, il s'exile en Espagne pour retrouver ses esprits et, à son retour à Londres, il prend la décision qui s'impose : il dissout officiellement The Clash. Malgré des propositions de reformation ultérieures du groupe, toujours refusées par Joe, le mythique groupe punk rock n'aura plus jamais d'avenir.

-- NO FUTURE --

 

 

 

Texte - photos archives : Claude Speisser