à la batterie comme Sonny Fisher, Vince Taylor ou Freddy Lee. Mais en 1985, les Rockin' Rebels mettent un terme à leur aventure commune. Tony chante alors sous son propre nom dans des clubs parisiens et fonde en 1987 Tony Marlow et les Privés, puis, un an plus tard Tony Marlow's Blue Five, avant de former en 1991 Betty and the Bops avec la talentueuse guitariste, puis contrebassiste et chanteuse Betty Olson. Tony a, depuis, troqué la batterie pour la guitare, et il est à l'origine de nombreuses compos du groupe qui se produit en compagnie de noms aussi prestigieux que Billy Lee Riley, Big  Al  Downing,  Carl

Perkins, Les Comets (de Bill Haley), Scotty Moore ou encore Janis Martin. Tony, insatiable musicien, forme en parallèle Les Bandits Manchots en 2002. Un an plus tard, lors d'un concert de Betty and the Bops, il rencontre les membres français du Club 59 et sa passion de la moto le rappelle à l'ordre. Il passe son permis et craque pour une machine bien rock'n'roll, un Sportster 883 qu'il utilisera pour la première fois lors d'un déplacement à l'Ace Cafe London. Dorénavant, la musique doit faire cause commune avec la moto, et c'est au guidon de sa Harley que Tony se rend à toutes les répétitions,

avec sa guitare en bandoulière. Désormais, Tony parcourt son magazine préféré (Cafe Racer, bien sur ...!) d'un autre oeil !

En 2006, Tony décide de reformer un groupe, le Tony Marlow's Guitar Party, sans pour cela délaisser la formation avec Betty. Avec ce nom, il annonce la couleur. C'est un hommage aux guitaristes de légende qu'i l'ont marqué, ceux qui ont accompagné les rois du rock : Scotty Moore (Elvis Presley), Cliff Gallup (Gene Vincent), James Burton (Elvis, Ricky Nelson) mais également Eddie Cochran, Chuck Berry ou plus récemment Brian Setzer (Stray Cats).

 

SOUS SON NOM

Mais Tony n'oublie pas qu'il est motard. Après avoir composé avec Betty le morceau Fiftynine Club, c'est en solo, avec une compo perso, Lonesome rider, qu'il nous conte l'histoire et les déconvenues d'un rocker au guidon de sa BSA. Il y ajoutera un instrumental, The Booze Fighters, hommage vibrant au premier club moto qui s'est fait connaitre en 1947 par la mise à  sac de  la ville

d'Hollister en Californie, événement immortalisé à l'écran par Marlon Brando en 1953 dans le film culte The wild one.

 

 

Tony a également pour projet de reprendre le fameux Born to be wild, véritable hymne à la moto de 1969, mais pour être en phase avec son style musical, la version originale des Steppenwolf va être revue et corrigée en version rockabilly. Le 883 Sportster Harley trône désormais chez Tony au milieu des Fender, Gretsch, Gibson et autres guitares de renom.

Nul doute qu'elle ne va pas rester seule. Il a déjà choisi sa prochaine acquisition : une Triumph Bonneville. On ne pouvait trouver meilleur représentant que Tony à l'expression rock'n'bike !

 

Tony Marlow, Carl Perkins et Betty Olson

 

 

 

 

Texte : Claude Speisser - photos  Baga SARL

 
 

Pour joindre Tony Marlow : Tony@club59france.com

 

 

Avec l'aimable autorisation du magasine CAFE RACER