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Des lieux comme le
fameux Ace Café, Johnson’s, The Saltbox, The Busy Bee, The Cellar, the
Virginian, et d’autres sont devenus leur « deuxième maison » pour
beaucoup de motards et de passagers.
Non seulement ils
étaient bien accueillis, mais personne ne les harcelait s’ils traînaient pendant des heures devant une seule tasse de
café.
A ces lieux de
rencontre, il y avait habituellement quelques garçons et filles qui savaient se
débrouiller en mécanique. C’était fréquent de voir une ou plusieurs motos
démontées à des stades différents durant le jour et la nuit.
Et quelque soit la
gravité de la panne, elles semblaient toujours être réparées.
C’était cette
amitié, et vraiment le réel besoin de cette solidarité qui a amené le fait de
saluer en moto. Vous faites signe pour montrer que vous avez vu l’autre moto,
pour lui faire savoir que vous aussi faites partie de cette importante
confrérie. Pour faire savoir à l’un et à l’autre, qu’en cas de besoin vous seriez
là, librement, instinctivement et volontairement.
Un signe de la
main ou un appel de phare d’une moto qui roule signifie :
« Salut, ça
va, et toi ?».
Un signe de
quelqu’un sur le bas-côté de la route signifie «J’ai besoin d’aide, j’ai des
ennuis » et il y avait toujours une réponse par un motard qui s’arrêtait.
A cette époque,
avant l’invention du téléphone portable, c’était le seul moyen de faire savoir
que vous aviez des ennuis. Même les téléphones publics étaient rares et souvent
très espacés les uns des autres, spécialement en province.
Bien souvent,
l’aide que vous apportiez à un motard en rade était de réparer très vite.
J’ai découvert
cela moi-même il y a des années, lorsque je me suis arrêté pour aider un motard
en panne et que j’ai réussi à solutionner la panne. Je suis reparti alors qu’il
remettait tout son attirail de motard quand soudain ma propre moto est tombée
en panne et que le robinet d’essence cassé est tombé. Un court instant après,
le motard que je venais juste d’aider est arrivé et a pu m’aider à réparer ma
moto.
J’étais bien sûr
heureux de m’être arrêté pour l’avoir aidé !!!
Aujourd’hui, à
notre époque de « super-solidité » des motos, des téléphones mobiles,
des dépanneuses spécialisées pour motos, le fait d’être accueillis partout, il
n’y a plus le même besoin de se faire signe ou de faire appel de phare, mais
c’est toujours sympa d’être perçu comme faisant partie d’un « club »
spécial, le club international des Motards. Une race à part, une race meilleure
que Monsieur tout le monde.
Donc, la prochaine
fois que vous verrez un pote motard sur une route de campagne, faites lui signe
et faites vous en un ami.
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